quatuor d’instruments
Les quatre musiciens du Quatuor Annesci vouent une profonde passion à la lutherie et plus précisément la facture instrumentale moderne.
Depuis longtemps, ils nourrissaient le projet de jouer sur quatre instruments de même facture sortant de l’atelier d’un seul et même luthier afin d’approfondir leur recherche d’homogénéité sonore dans le quatuor.
En 1995, leur projet a eu la grande chance d’être retenu par Patrick Robin, jeune luthier français de grand talent dont les distinctions sont nombreuses : il a obtenu plusieurs médailles d’or dont celle du 1er Concours International de la Ville de Paris en 91 et vient d’être nommé “Maître d’art” en novembre 2000 par Catherine Tasca, Ministre de la Culture et de la Communication.
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La liste d’attente étant très longue (5 ans !), la fabrication de leurs instruments – soit 2 violons – 1 alto – 1 violoncelle – a débuté à l’automne 2000 pour s’achever en janvier 2002. Les instruments sont des copies de modèles célèbres (deux d’après Guarnerius,
un, d’après Stradivarius, et un autre d’après Goffriller). Patrick Robin s’est aperçu qu’il pouvait les réaliser tous les quatre dans un seul et même arbre : un érable de Bosnie coupé il y a quelques dizaines d’années et vieux, estime t-on, de 6 siècles !
Témoignage des musiciens
Un quatuor d’instruments au-delà de nos attentes
Depuis un an déjà, chacun d’entre nous joue sur son propre instrument sorti des ateliers de Patrick Robin.
Une rencontre personnelle et intime où musiciens et instruments « s’apprivoisent » mutuellement, petit à petit, approfondissant son expression personnelle pour toujours gagner en expression collective.
« Enchantement » est un mot bien faible pour qualifier notre ressenti :
Hélène (violon, copie de Stradivarius) : « Je lui trouve une lumineuse clarté… »
François Jacquet (violon, copie de Guarnerius) : « Le spectre de mon instrument est beaucoup plus large… »
Leo (alto, modèle Guarnerius, inspiré d’Amati) : « Des voûtes prononcées, un son large et profond, plus typé… »
François Siéfert (violoncelle, copie de Goffriller) : « Une puissante auréole sonore qui englobe… »
Tous : « De l’intérieur, nous « baignons » dans une belle unité de timbre, un réel plaisir sonore, une homogénéité dont chaque voix se distingue, bien différenciée… ».
Le public remarque quant à lui une profonde beauté du son, rond, chaleureux, riche, beaucoup de puissance dans laquelle chaque voix est entendue, unique…
Janvier 2003

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